Les ‘ti pulls savent mettre…

… du piquant dans leurs Z’amours ! 😀

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Suite à vos commentaires, il est bien entendu que mon humour à deux balles me fait nommer « ti’pulls » l’insecte suivant : la Tipule, communément appelé « cousin » ou « mouche-faucheux » . Je n’ai écrit nulle part qu’elles piquaient en effet ce ne sont aucunement des moustiques (bien, bien, bien, plus petits en taille et donc impossible à confondre).

Pour plus d’informations :

  • Les Tipules relèvent des Diptères, insectes dotés d’une seule paire d’ ailes membraneuses, et de pièces buccales conformées pour piquer (moustiques, taons), ou pour sucer (mouches par exemple). Les ailes postérieures sont remplacées par des « balanciers » organes intervenant dans l’équilibration, notamment du vol. A noter que l’ablation d’un balancier, ou sa simple détérioration accidentelle, suffit pour fortement perturber le vol, voire totalement l’inhiber. Plus ou moins développés selon les espèces, ces balanciers sont particulièrement typiques et visibles chez les Tipules.
  • Avec les Coléoptères, et les Hyménoptères, les Diptères figurent parmi les insectes les plus nombreux en terme d’espèces. Rien qu’en France les Diptères sont représentés par 8.000 espèces, et la famille des Tipulidae approche les 200 . Les « cousins » sont des insectes totalement inoffensifs, du moins pour l’homme et les animaux, car à l’état larvaire ils sont très polyphages et certaines espèces peuvent s’avérer préjudiciables à toutes les formes de cultures, qu’elles soient fourragères, vivrières, potagères, ou encore ornementales à l’instar des pelouses. Les Tipules affectionnent les terres dites « fraîches », voire franchement humides. A l’état adulte ces insectes sont surtout actifs en soirée, et aux premières heures de la matinée si la température est suffisamment clémente. Généralement les adultes commencent à apparaître en juillet-août (cas de T. paludosa par exemple) mais le maximum des émergences s’observe en septembre, avec « prolongations » possibles en octobre quand la météo ou la région s’y prêtent. Deux générations annuelles peuvent parfois s’observer dans le midi (cas de T. oleracea par exemple), avec une première émergence au printemps (avril- mai), et une seconde en automne. 
  • Chez les Tipules les sexes sont séparés, et aisément reconnaissables. Les accouplements sont par ailleurs répétés, et suivent de peu l’émergence des adultes. A noter que cet « empressement », sorte de « y’a pas de temps à perdre », est classique chez les insectes dotés d’une durée de vie très brève. Leur seule raison d’être est la reproduction, et c’est tellement vrai à que certaines espèces ne s’alimentent même pas, faute de pouvoir le faire (atrophie ou absence de trompe, par exemple, chez bon nombre de papillons nocturnes).
  • Chez les Tipules les yeux sont très gros, et finement « ocellés ». Le « museau », très allongé, permet de sucer (comme la mouche), mais non de piquer (comme le moustique). Les antennes permettent de différencier les sexes (celles du mâle étant nettement plus développées), mais la forme de l’extrémité abdominale est censément plus facile à observer.

Et bla, bla, bla, bla, bla ! Ce blog ne se veut pas entomologiste pourtant ce billet d’humour se voit réduit à une leçon de choses ! Je devrais peut-être quitter l’humour pour noircir mes pages…^^

Berry, jardin 24 Mai 2015
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